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Noto : Google développe une nouvelle police qui prend en charge 800 langues

Afin d’éradiquer les problèmes d’affichage de caractères
Le , par Coriolan, Chroniqueur Actualités

Des fois, quand votre ordinateur ou smartphone n’arrive pas à afficher une font, il remplace les caractères par un carré vide. Cette erreur d’affichage de caractères non compatibles sur certains systèmes s’appelle .notdef (not defined) dans le jargon des coders, mais tout le monde l’appelle tofu.

Bob Jung dirige l’équipe de l’internationalisation de Google s’assure que tous les services du moteur de recherche marchent parfaitement partout dans le monde. Son équipe a passé six années à travailler avec les designers de Monotype afin de se débarrasser du tofu dans les appareils de Google, en développant en open source un set de fonts cohésif et multilingues appelé Noto (no more tofu). La nouvelle police de caractères est particulièrement exhaustive, elle prend en charge 800 langues et 110 000 caractères. Google compte mettre à jour Noto au fur et à mesure que de nouveaux caractères sont ajoutés à l’Unicode, comme les récents émojis.

Selon Jung, le projet du Noto a commencé comme une nécessité pour éradiquer le tofu des systèmes d’exploitation Android et ChromeOS développés par Google. Pour cela, il a été nécessaire de mettre en place une nouvelle famille de police pour afficher le texte, les émojis et les symboles de musique dans les appareils tournant sous les OS de Google. Afin de concrétiser le projet, l’équipe a dû faire face à un énorme challenge qui a requis des tests de centaines de langues et le recours à l’expertise de spécialistes pour gérer des scripts spécifiques. « En arabe, par exemple, chaque caractère a quatre glyphes qui changent selon le texte qui vient après. Dans les langues indiques, les glyphes peuvent être réordonnées ou même séparées en deux selon le texte qui les entoure. »

Loin du ‘no more tofu’ dans les langues utilisées dans le quotidien, Noto va permettre de préserver l’histoire et la culture de langues rares grâce à la numérisation. Ainsi la famille de police inclut un système d’écriture utilisé dans plusieurs langues de tribus canadiennes indigènes et parlées par moins de 250 000 personnes. Noto supporte également l’Urdu Nastaliq, un système d’écriture utilisé par 100 millions de personnes, mais qui n’avait pas été supporté dans le web auparavant. L’équipe a même travaillé sur Noto Ogham, afin d’apporter dans le web un alphabet qui date du quatrième siècle et qui se trouve généralement sur les monuments et manuscrits.

Source : GoogleNoto

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